SCHOUKROUN

« Mon propos est de tenter de comprendre comment mettre en place des stratégies, dont des alliances, pour fabriquer de l’intelligence collective ».

1 – La problématique de ces Journées d’Étude et de Formation vous semble-t-elle représenter un enjeu contemporain ? 

2- Quelles thèses comptez-vous développer lors de votre intervention ?

1/ « Travailler en institution, travailler l’institution, être travaillé par l’institution » me semble en effet une problématique majeure.

Trop souvent, chacun pense que l’institution « ce sont les autres ». Tenter de définir ce qu’est une institution avec une pluralité d’approches est donc un objet de travail indispensable.

  • Cela devrait permettre de mieux appréhender un positionnement, une posture, des pratiques professionnelles.
  • Tenter de décrypter des enjeux – à travers les organisations et les instances de travail – permettrait de mettre au clair les pratiques démocratiques effectivement à l’œuvre.

2/ Mon intervention s’appuiera sur l’élaboration et la mise en œuvre d’un projet institutionnel pour engager une réflexion sur des pratiques professionnelles toujours singulières.

Mon propos est de tenter de comprendre comment mettre en place des stratégies, dont des alliances, pour fabriquer de l’intelligence collective.

Repérer comment les discours et les logiques gestionnaires / politiques / militantes / individuelles ou collectives font consensus ou s’opposent dans un rapport de forces, peut permettre d’orienter ces forces vers des convergences possibles.

Au sein de l’institution, les interventions sont aussi chargées d’affects (sympathies et antipathies entre collègues, adhésions ou résistances aux missions confiées et aux relations de pouvoir…). Prendre en compte cette non neutralité peut permettre d’impulser un collectif de travail, d’intégrer les personnes envers lesquelles le service doit être rendu, de mettre en œuvre un projet institutionnel dans une démarche participative dont il reste à préciser les contours ».

Claudine SCHOUKROUN, responsable d’ingénierie sociale – novembre 2015

Responsable d’un secteur d’ingénierie sociale dans une Caisse d’Allocations Familiales, après avoir occupé diverses fonctions dans le champ de la protection de l’enfance et de l’insertion au sein d’un Conseil Général.

Initialement diplômée Assistante Sociale, son trajet de formation continue l’a conduite à une certification à la thérapie systémique, un master en sciences de l’éducation…. et jusqu’au réseau Pratiques sociales.

Penser une dimension transdisciplinaire pour pratiquer en institution dans une posture de cadre.

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