1. Le grand public visualise le plus souvent le handicap manifeste (physique ou mental) comme une preuve en soi de « souffrance » : J’imagine que je ne supporterais pas d’être comme cet individu différent (il a des yeux désaxés, il est dans un fauteuil roulant, etc..) et je ne peux vivre alors psychiquement sa différence que comme une souffrance présente.

Inversement le président de la Coordination Handicap et Autonomie déclare en 2008 : « nous récusons […] l’expression « personnes souffrant d’un handicap »1. Peut-on ainsi ne faire d’un handicap qu’une différence comme une autre qui n’aurait aucun rapport avec la notion de souffrance ?

2. Par rapport à la question spécifique de la souffrance en lien avec le handicap, nous nous trouvons au confluent entre les opinions fantasmées du grand public et le regard parfois partiel, issu d’associations liées au handicap.

Aborder actuellement cette question de la souffrance en lien avec le handicap est impérative si l’on veut qu’au sein de la société, on puisse vivre avec des personnes en situation de handicap de manière plus apaisée et plus lucide.

1. Jean Pierre Ringler, in Handicaps et sexualités. Le livre blanc (sous la direction de M. Nuss), Paris, Dunod, 2008, p.16

Bertrand Quentin
philosophe [Paris]
Octobre 2012

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