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« Nous essayerons de montrer que la structure dans laquelle nous travaillons et qui nous travaille est un espace-ressource pour des jeunes en situation de handicap afin qu’ils se construisent ».

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Kristell Bouaziz et Marga mendelenko (intervention mardi 22 novembre) ont répondu aux deux questions posées par Pratiques Sociales :

1 – En quoi la problématique de ces Journées d’Etude et de Formation vous semble-t-elle représenter un enjeu contemporain ?                     

2- Quelles thèses, arguments ou questions comptez-vous développer lors de votre intervention ?

1/ Depuis une vingtaine d’années, la notion de handicap ne cesse de s’étendre à toutes sortes de domaines. Ainsi, les enfants aux prises avec des problèmes scolaires, cognitifs, langagiers ou graphiques doivent passer à partir de 2005 par la MDPH pour recevoir une aide, ce qui entraine l’étiquette de jeune handicapé. Evitons cependant d’amalgamer le statut administratif, le droit à compensation et par ailleurs les potentialités de chaque enfant, ses ressources propres. Un enjeu du handicap est celui de la place qui est faite aux personnes dites en situation de handicap –alors que les notions d’inclusion et de citoyenneté sont bien plus développées… Est-ce un leurre, une utopie, un objectif à atteindre, un objectif atteignable ?

2/ Nous essayerons de montrer que la structure dans laquelle nous travaillons et qui nous travaille est un espace-ressource pour des jeunes en situation de handicap afin qu’ils se construisent.

Chaque jeune est accueilli et accompagné par rapport à un projet personnalisé en lien avec ses difficultés, ses capacités et potentialités. Parfois, ne pas participer à une activité, s’isoler ou être dans un petit groupe sans aucune activité précise avec les autres peut aider l’enfant à sortir de l’isolement ou du mutisme.

La possibilité de trouver des espaces de création et de jeux – musique, beaux-arts, théâtre, sports – peut être aussi importante qu’une activité préprofessionnelle.

Posant l’hétérogénéité comme une richesse, nos pratiques se sont développées en conséquence : des jeunes performants, jeunes plus ou moins déficients, ou encore autistes de différents niveaux se côtoient et s’accompagnent en partageant leurs savoirs. Sans théorie ni pratiques privilégiées, mais avec une ouverture sur des concepts et des valeurs variés susceptibles de servir la cause du jeune : comportementaliste, psychanalytique, éducatives, pédagogiques… – toujours en lien avec la singularité de chacun des usagers.

L’orientation institutionnelle permet de prendre le temps d’interroger nos pratiques, de les mettre en débat et de proposer des solutions parfois novatrices. Des regards croisés en équipe pluridisciplinaire nous amènent à nous laisser enseigner par la différence. Enfin, les formations nous font faire un pas de côté pour nos positionner autrement.

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