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Tu me le paieras !

Tu/il/elle/le paiera/… et cher ! Un air de revanche, de dette à solder se faufile dans le rapport à l’autre, à un autre, aux autres : en amour, en amitié, voire dans des relations professionnelles ou politiques… De quoi est-il question ? Quand on aime, « on ne compte pas » et « plus rien ne compte », paraît-il ! Serait-ce alors l’inverse pour le désamour, puisqu’il s’agit de « faire payer » l’autre ? Rien n’est moins sûr car aucun affect n’est jamais gratuit.

La relation amoureuse introduit des rapports de réciprocité, rivalité, conflictualité. Eros et Thanatos œuvrent dans les relations les plus intimes, mobilisent des tendances contradictoires et agissantes l’une avec/dans/contre l’autre.

« Merci pour ce moment » de Valérie Trierweiler est une illustration édifiante. Sans retenue et avec une spontanéité qui est tout sauf spontanée, elle met sa haine privée sur la place publique. Elle jouit (sic) du discrédit jeté sur le premier homme de l’État français, contribue à sa chute ou tout au moins à son déshonneur tout en retirant de colossaux bénéfices mercantiles. En attendant probablement des produits dérivés.

Quant à DSK, voilà un cas de nouage exemplaire (à sa manière !) de domaine public et de vie privée, étroitement reliés pour le meilleur et pour le pire. Le personnage exhibe sa puissance de privilégié, se fait lâcher par l’establishment et réussit à dresser des alliances médiatico-politiques et autres consensus moraux contre lui. Il paye finalement de son statut d’homme politique les prestations sexuelles qui lui étaient offertes ou vendues.

C’est pourquoi l’expression « tu me le paieras ! » ne peut être réduite à sa seule acception affective. Elle parle aussi des enjeux politiques et économiques, des relations de subordination et de domination qui parcourent les situations humaines les plus intimes. D’ailleurs, ne met-elle pas explicitement sur le devant de la scène une logique comptable ?

Claudine Schoukroun – Mars 2015

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