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Les entretiens de Pratiques Sociales

Ci-dessous les entretiens de Pratiques Sociales à lire et télécharger

Septembre 2012 :

bernard-benattarEntretien avec Bernard Benattar, philosphe du travail et psychosociologue, un philosophe dans les cités.

Pratiques Sociales – Bernard Benattar, vous êtes philosophe du travail et psychosociologue, vous intervenez dans les organisations. Vous leur proposez de nouvelles pratiques philosophiques.

Qu’est-ce que vous entendez par là ?

Bernard Benattar – De nouvelles pratiques de la philosophie se développent aujourd’hui dans les hôpitaux, les écoles, les prisons, dans les cafés,  et aussi en entreprise… Alors, en quoi ça consiste ?

C’est l’intervention du philosophe qui se mêle à la vie de cité, en l’occurrence pour moi qui se mêle à la vie de ceux qui travaillent, et à la vie des organisations. C’est peut-être un clin d’œil à la philosophie grecque des débuts, une philosophie en dialogue et en marche, qui vient perturber en quelque sorte les gens qui travaillent.

La première démarche c’est la philosophie au travail : reposer les questions de la liberté, de la justice, de la neutralité, par exemple, en développant une relation décomplexée aux grands philosophes et à leurs textes.

Mais il y a aussi  la philosophie du travail, celle qui est déjà là, et qui mérite d’être requalifiée et repensée ensemble. Je crois qu’il n’y a pas d’organisation, pas de métier qui ne fasse référence à un système de valeurs, son système qualité si l’on veut. Tout agir forge sa philosophie. On peut aller réinterroger l’entreprise ou le métier, se mettre en posture critique pour mettre en perspective sa philosophie, qui est parfois devenue dogmatique, stérilisée par les usages et l’habitude, et qui a besoin de retrouver de l’incarnation et de la profondeur.

Pour lire la suite cliquez-ici.


 

Mars 2012 :Michel Parazelli

Entretien avec Michel Parazelli,  professeur-chercheur à l’École de Travail Social de l’Université du Québec à Montréal ainsi que directeur de la revue Nouvelles Pratiques Sociales. (cliquez ici pour lire le texte)

 

 


 

Avril 2011 :

Trois Questions à Christian Bruel : Idéologies et littérature pour les enfants

Il collabore de manière privilégiée avec des illustrateurs comme Anne Bozellec, Nicole Claveloux ou Bernard Bonhomme.
Fondateur de la maison d’édition le Sourire qui mord et Etre, il a aussi travaillé comme formateur en littérature et a publié des ouvrages sur les illustrateurs Nicole Claveloux et Anthony Browne.

Questions à Christian Bruel :

  • Peut-on dire qu’il y a une  pensée dominante dans la  littérature pour enfants aujourd’huiPourquoi ? Comment se manifeste-t-elle ?

Je pense qu’il y a plusieurs « pensées » dominantes dans les albums. L’une, ultra majoritaire, vise plus ou moins explicitement (et plus ou moins inconsciemment) à la simple reconduction de l’ordre des choses. La marchandise prime sur l’œuvre. Tant formellement qu’en ce qui concerne les contenus manifestes, de tels albums sont souvent vains, interchangeables et conservateurs quand ils ne sont pas tout simplement réactionnaires. Ce qui ne veut pas dire qu’ils manquent tous de séduction, d’humour et d’une certaine modernité : le marché sait feindre. Y compris la résistance.

Une seconde catégorie me semble regrouper  les albums injonctifs. Ils détiennent une vérité et leur  projet paraît uniquement d’en infuser la morale. La fiction est alors un simple biais, un prétexte. Elle est faite pour servir et le pacte de lecture sollicité relève de l’adhésion pleine et entière.

Enfin, des albums (économiquement à la marge) proposent de réels écarts. Ils décalent le point de vue, tant du côté de la production que de celui de la réception. Ils invitent à l’interprétation.

  • Quelle(s) caractéristique(s) pourrai(en)t  présenter les livres pour la jeunesse (terme historiquement et donc  idéologiquement connoté) pour alimenter un certain sens critique chez les jeunes lecteurs ?

Ma réponse précédente le laisse entendre… J’aspire à ce que se multiplient les albums comme autant de véritables contributions aux dispositifs de qualification technique et humaine des lecteurs. Des albums où l’iconotexte (entendu comme système d’inflexions conjointes du texte et des images) véhicule et étaye des protopypes, du jamais lu qui prendra place et ordonnera peu ou prou les représentations internes et externes des lecteurs, questionnant plus qu’il ne répond. Des albums aux lectures gigognes, inépuisables.

  • Y a-t-il  d’après vous des formes alternatives à la pensée hégémonique aujourd’hui dans la  littérature enfantine ?Pourriez-vous évoquer un ou  deux exemples ?

Les albums qui me semblent compter sont  ceux qui troublent. Car comme l’écrit Bernard Noël : « Le trouble est la condition du sens ».

Et parce le lectorat attendu est jeune, voire débutant, je voudrais aussi souligner l’importance de la médiation. D’avoir eu, enfant,  la chance de rencontrer des adultes qui m’ont dit non pas que tel livre était mauvais mais pourquoi, eux, n’en partageaient ni l’horizon, ni les moyens… d’avoir pu toucher du doigt très tôt  qu’il y avait dans ce champ des enjeux et du jeu au sens mécanique du terme, m’a donné une liberté que je souhaite à tous, petits et grands.