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Les vieux fourneaux

C’est bien connu, les p’tits vieux, ça ne baise pas. Au mieux, ça se bécote affectueusement à l’abri des regards. C’est bien connu également, les p’tits vieux ça ne milite pas, ou plus. Au mieux, ça vote aux élections, généralement à droite. Voici deux types d’idées reçues auxquelles la bande dessinée Les vieux fourneaux  de Wilfrid Lupano et Paul Cauet apporte un savoureux démenti. Trois septuagénaires y entrecroisent des fragments de leur existence, leurs souvenirs, séquelles, projets, avec une indéfectible amitié chevillée au corps.

A la nostalgie poétique ou mélancolique des temps anciens supposés radieux, Antoine, Emile et Pierrot opposent prises de partie et prises d’armes pour lutter contre certaines composantes d’une société au sein de laquelle ils sont encore bien vivants. Leurs contradictions – y compris avec eux-mêmes – donnent lieu à des débats délicieux sur le monde tel qu’il va ainsi que sur les marges de manœuvre pour y prendre part, toujours et plus que jamais. Sujets politiques engagés, nos trois héros sont également sujets de désirs, tiraillés par de lointains émois et traversés d’envies et fantasmes bel et bien actuels.

Aux diverses interpellations qui invitent (!) ces copains du 3ème âge à entrer doucement dans le monde supposé paisible de la vieillesse, ces trois-là opposent une résistance contrastée et comptent bien faire entendre ce qu’ils ont à dire de l’époque !

Les questionnements et postulats à l’œuvre dans cette bande dessinée ne sont pas étrangers au travail qui sera proposé par Pratiques Sociales lors des Journées d’Etude et de Formation les 25,26 et 27 mars 2019 « Représentations de la vieillesse, vieillesse des représentations ».

 Sébastien Bertho – Octobre 2018

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