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A propos de l’ouvrage Affaires sociales, questions intimes

Un commentaire de Didier Dubasque, fondateur du site Ecrire pour et sur le travail social.

« Je trouve que dans cet ouvrage certains sujets comme le suicide la vieillesse sont un peu, comment dire, un peu  stressants quand on y réfléchit et que l’on pense à soi. (Comme une majorité d’entre nous sans doute, je n’ai vraiment pas envie de vieillir et tout le monde me dit actuellement « alors c’est quand ta retraite ? » – un vieux quoi… Je suis officiellement détaché de mon travail salarié le 1er octobre et vais passer dans la catégorie des… inactifs retraités…). Pour en revenir à ton livre, même si tu déconstruis pas mal de choses, j’ai une petite musique dans l’oreille qui me dit que tu parles de choses qui peuvent bien directement tous nous concerner… En tout cas, ça me concerne aussi  et je trouve que tous ces sujets dans ton livre donnent envie d’aller plus loin dans la réflexion..  Par exemple sur le culte des victimes et la victimologie, on pourrait en rajouter… La folie, on voit bien que tu es un spécialiste de ce sujet ; sur le suicide ton argumentation est très rationnelle et distanciée. Il me reste encore beaucoup à lire et, comme je lis lentement en m’arrêtant après chaque chapitre, ça me prend plus de temps que prévu. Ben oui il faut digérer chaque épisode de la série. En fait chaque chapitre pourrait donner lieu à un ouvrage distinct ! Bref c’est, comme certains le disent, du « bel ouvrage ». Merci à toi et à bientôt. »


Un commentaire de Brigitte Riéra, enseignante agrégée de lettres modernes

« Sur le mouvement d’ensemble :

1 – Déconstruire la vieillesse : excellent chapitre, d’une écriture leste et sobre. L’approche de ce concept est renouvelée, novatrice, joyeuse. A relire.

2 – L’idéologie victimaire : chapitre qui semble avoir été écrit il y a longtemps ; retour d’arguments souvent entendus dans les interventions de SK.

3 –  Solide chapitre sur la dépolitisation de la folie ; l’approche est méthodique, le lecteur est accompagné parmi les références de poids ; les angles d’étude sont diversifiés, remarquablement cohérents. Le chapitre pourrait avoir été écrit par un psychiatre. Le « prendre soin » serait peut-être à développer.

4 – Derrière la question de penser le suicide, on sent une colère sourde et profonde ; les concepts sont rappelés à l’emporte-pièce, les évidences aussi. L’horreur de la prévention pointe ici. Une éclaircie dans la page consacrée à la fuite (p.105)

5 – La santé et ses paradoxes sont traités comme une question de cours. De cette lourdeur, l’écriture sort comme d’une prison (citée, de la Santé) à la fin.

6 – La dialectique du projet s’appuie sur les multiples expériences de suivi et d’accompagnement de groupes de SK ; l’ensemble du chapitre pourrait être une intervention d’une matinée lors de journées d’études et de formation de PRATIQUES SOCIALES. C’est un autre versant du savoir-faire de SK à destination des travailleurs sociaux. 3 dimensions, 2 coordonnées tentent de couvrir les approches du projet ; elles n’évitent pas la juxtaposition là où un arrimage dynamique serait à inventer.

7 – Le chapitre sur l’innovation sociale est le plus politique ; il se cherche une forme et suit de près la pensée de SK en train de se construire ; en cela il est intéressant et susceptible d’être repris dans l’échange ou la joute verbale.

8 – Le schéma de travail proposé relève de la démarche du sociologue ; j’entends que la cause est présentée comme la plus importante par l’auteur ; seul « je » du livre (« Elément majeur de ce que je tiens pour une perspective transdisciplinaire et la quintessence de l’impossible neutralité idéologique »). Cette insistance ne me convainc pas cependant que l’essentiel du livre serait là. Dans ma lecture, l’essentiel gît dans le chapitre sur la folie pour le contenu, dans celui sur l’innovation et sur la vieillesse pour la forme.

Un indice de lecture : lorsque le concept ou l’idée ou l’argument tarde à émerger ou attend une clarification, le style emprunte à l’énumération, l’accumulation ou l’usage de la variation exhaustive : comme on fait le tour de chaque pièce d’une maison pour calmer son angoisse en saturant l’espace  (« Ces doubles sens, ces avancées indubitables et ces régressions intolérables », p.209 ; « Pas de mystères mais toujours des inconnues, des ignorances susceptibles d’élucidation forcément partielle et incomplète, des méconnaissances réparables, des erreurs amendables. », p. 257) ; autre recours « délaisser le singulier au profit du pluriel » (p. IX). Le pluriel en soi n’est pas vecteur d’amélioration de la construction d’une pensée. Mais ces procédés sont bien moins nombreux que dans le livre précédent.

Nombreux passages lumineux surlignés, à relire. »

 

 

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