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mise
en scène...
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LUNDI
10 OCTOBRE
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9h30
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Accueil,
premiers échanges |
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9h45
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Présentation
du stage, des participants, des intervenants
Saül Karsz,
L'évaluation : visées, efficience, impasse |
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12h30
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Déjeuner |
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14h00
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Reynald
Brizais, L'évaluation,
une pratique de la dé-mesure |
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16h00
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Jacques
Danancier, Méthodologie
pour une évaluation participative |
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18h00
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Ponctuation
de la journée |
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18h45
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Apéritif
et diner |
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20h15
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Travail
en ateliers |
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mise
en question... |
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MARDI
11 OCTOBRE
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8h15
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Petit
déjeuner |
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9h00
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Bertrand
Ogilvie, Évaluation, dites-vous ? |
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10h30
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Sophie
Aouillé, Un psychanalyste sur mesure |
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12h30
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Déjeuner |
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14h00
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Jean-Claude
Barbier, Évaluer les
politiques publiques |
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16h30
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Travail
en ateliers |
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18h45
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Apéritif
et diner |
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20h15
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Restitution
des ateliers et ponctuation de la journée |
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mise
en perspective... |
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MERCREDI
12 OCTOBRE
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8h15
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Petit
déjeuner |
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9h15
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Forum,
Comment faire, concrètement, avec l'évaluation
?
Roland Janvier interrogé par Jean Wils, Philippe
Brachet
«Évaluation et démocratie participative» [éd.
L'Harmattan]
et Jean-Claude Richez
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12h30
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Déjeuner |
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13h45
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Saül
Karsz, Travailler l'évaluation : contre/sous/sur/avec
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16h00
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Verre
de l'amitié. Fin de stage |
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inscription
au stage |
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[ Le
stage aura lieu lundi 10, mardi 11 et mercredi 12 octobre 2005,
dans les locaux de l'lnjep, Institut national de la jeunesse et de
l'éducation
populaire : 9-Il, rue Paul Leplat - 78160 Marly-Ie-Roi.
[
La participation aux frais [510 €] comprend la formation
(trois journées
pleines), la documentation, la restauration
et l'hébergement. L'lnjep ne
pouvant garantir d'avance que tous les participants disposeront de
chambres individuelles, si vous y tenez absolument, ajoutez 17 €
/ nuitée
à votre règlement. Si vous préférez ne pas être
hébergé sur place, nous
consulter dès votre inscription.
[ Les
personnes qui souhaiteraient être hébergées à
I'lnjep dès dimanche 9
octobre au soir (dîner non compris, petit déjeuner compris),
sont priées
d'ajouter 22 € au règlement de leur participation aux frais.
[ Les
demandes d'inscription doivent être accompagnées du règlement,
ou
d'un engagement institutionnel de règlement daté et signé.
Dès réception,
les demandes d'inscription feront l'objet d'un avis de confirmation. Quinze
jours avant le début du stage, les personnes inscrites recevront
un dossier
contenant des documents préparatoires et des renseignements pratiques.
Renseignements et inscriptions : exclusivement auprès
de l'Association
PRATIQUES SOCIALES. En cas de désistement : retenue de 50 % du montant.
Situations particulières : nous consulter.
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argumentaires
des interventions |
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Bertrand Ogilvie
Evaluation, dites-vous ?
La
question de l'évaluation est habituellement abordée dans
une perspective quantitative, et donc dans le registre de la production,
auquel il y a beau jeu d'opposer les charmes spiritualistes de l'incommensurable.
Or c'est plutôt de qualité qu'il s'agit dans cette affaire
: évaluer c'est, plus profondément, dire la valeur sous
les espèces de l'identité. Autant dire qu'on est alors
dans le registre de la reproduction, donc de la politique et, plus,
de l'économique.
Configuration plus particulièrement accentuée dans un
pays comme la France ? Peut-être. Mais partout la question des
territoires et des répartitions de rôles et de compétences
passe avant la comptabilité : avant de savoir de savoir si l'analyste
restaure une santé, il faut d'abord savoir ce qu'est la santé,
et si c'est quelque chose de restaurable, par exemple.
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Reynald Brizais
L'évaluation, une pratique de la dé-mesure
Évaluer
veut dire donner une valeur, à l'origine fixer le prix. L'évaluation
fonctionne donc dans le double registre nécessairement articulé
de l'économique et de l'idéologique.
Elle vise à fixer le prix, le «juste prix» de «bonnes
pratiques», mêlant astucieusement éthique et morale,
et prétend donner la mesure de celles-ci
Sa finalité
comptable est présente dès l'entrée. La Déclaration
des Droits de l'Homme et du Citoyen (27 août 1789) dans son article
XV énonce que «La société a le droit de demander
compte à tout agent public de son administration.»
En même temps : évaluer veut-il seulement dire compter ?
La mesure est-elle le cur d'une méthodologie de l'évaluation
? Pour nous, l'évaluation est du côté de la dé-mesure,
c'est-à-dire d'une démarche intellectuelle qui cherche à
dé-faire l'évidence de toute mesure. Elle révèle
autant l'insensé du chiffre, du pourcentage quand il n'est pas
ressaisi par le commentaire, et qu'il fonctionne alors comme un comment-taire,
qu'elle peut permettre de prendre la mesure de l'écart entre des
représentations et une réalité comptée.
Seconde question (ou première) : Peut-on ? Doit-on ? Faut-il ?
ne rendre aucun compte de sa pratique, singulièrement quand
elle touche à autrui ? Refuser l'évaluation, c'est vouloir,
même sans le savoir, des pratiques «libres», sans contrôle
? Des pratiques purement libérales, en somme
[Des exemples seront évoqués : Méthode PEPS-protocole
d'évaluation de la production sociale des CAT [diffusion CREAI
Pays de Loire] / Recherche en cours sur les mesures socio-judiciaires
[Fédération Citoyens & Justice].
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Jean-Claude Barbier
L'évaluation des politiques publiques, objet politique non
identifié
Je
commencerai par dire comment, dans ma carrière professionnelle,
j'ai participé à des activités d'évaluation,
depuis mai 1985, dans diverses positions.
L'évaluation a bien des points d'application possibles. C'est d'abord
un terme général qui se fixe dans des pratiques sociales
très diverses (évaluation des personnes, évaluation
du travail, etc..)
Une des pratiques est celle de l'évaluation des politiques publiques
(on verra des éléments de bibliographie essentiels, sans
approfondir les définitions).
C'est une activité qui a vraiment pris son premier essor aux Etats-Unis,
dans les années 60. Depuis, cette technique est devenue un passage
obligé de l'activité politique dans les pays développés
: il y a des standards de fait, y compris européens. En France,
la situation est particulière en raison de l'organisation politico-administrative,
et notamment le quasi-monopole de l'INSEE sur l'informa- tion, mais aussi
le recrutement et le fonctionnement de l'administration, ainsi que le
fonctionnement du système politique.
Les points de vue sur l'évaluation sont entièrement dépendants
de la position occupée dans la relation avec l'objet évalué.
Les points de vue sur l'évaluation sont d'abord politiques (et
stratégiques), même s'il est parfaitement possible de concevoir,
comme le fait le professeur Jean Leca, une évaluation dégagée
des contraintes administrativo-politiques, qui associe les acteurs de
la politique évaluée.
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Jacques Danancier
Méthodologie pour une évaluation participative
L'évaluation
interne a pour objectif de donner aux professionnels une visibilité
sur les effets, le déroulement et les résultats de l'action
global à laquelle ils participent. Elle implique donc forcément
la volonté d'un regard critique structuré sur les méthodes
et pratiques engagées afin d'en augmenter ou d'en assurer la pertinence
et la qualité.
Elle est liée essentiellement au projet d'établissement
qui en définit les principes et l'application dans l'espoir d'aider
à son ajustement.
Elle prend en compte des contraintes éthiques ; en particulier,
elle ne doit pas conduire à un accroissement du contrôle
social des populations accompagnées.
Dans sa valeur dynamique, elle recouvre un ensemble de réalités
complexes qui créent une double obligation méthodologique
: d'une part rendre compte de ces réalités de la façon
la plus complète et la plus fouillée possible ; et d'autre
part, concevoir un matériel aisément utilisable.
Nous lui donnons trois objectifs :
I : recueillir l'avis des usagers sur les différents aspects de
la prestation qui leur est proposée : dimension qualitative.
II : préciser et assumer un suivi précis des principales
procédures d'intervention : dimension fonctionnelle.
III : définir des indicateurs sur les attendus d'effets des actions
prévues par les projets : dimension opératoire.
Chacune de ces dimensions recouvre une intention, des limites et un mode
d'application qui lui sont propres. Aucune ne peut prétendre à
constituer seule une évaluation de projet.
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Forum
Comment faire, concrètement, avec l'évaluation ?
Roland
Janvier,
directeur général d'établissement social,
témoignera de son expérience et de ses réflexions
sur l'évaluation, interrogé - simultanément et-ou
à tour de rôle -
par Jean Wils, Philippe Brachet et Jean-Claude Richez,
à partir de leurs points de vue particulières.
Débat coordonné par Saül Karsz.
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Saül Karsz
Deux exposés, une mise en chantier raisonnée...
En
ouverture des Journées 2006, «L'évaluation : visées,
efficience, impasse». En fin de formation, «Travailler l'évaluation
: contre/sous/sur/avec».
L'évaluation constitue la pointe émergée des réagencements
idéologiques et politiques qui traversent notamment le champ social
et médico-social contemporain. Son émergence, son implantation,
pas plus que les réserves et résistances qu'elle suscite,
n'obéissent à des raisons uniquement professionnelles, institutionnelles,
ou même éthiques. Ce serait réducteur d'y voir des
motivations exclusivement financières.
Il s'agit d'une problématique, soit d'une logique balisée
par des discours spécifiques et des pratiques singulières.
Des outils et des techniques la mettent uvre, des présupposées
et des visées la soutiennent. Les uns ne se comprennent pas sans
les autres...
Problématique historique, car le singulier - l'évaluation
- est en fait un pluriel : aujourd'hui comme hier, et sûrement demain,
des modalités sinon des modes évaluatives diverses coexistent,
se confrontent, se succèdent...
Problématique à dominante : non pas un bloc indivis et sans
failles, mais un ensemble de tendances, tensions et courants relativement
instables, parfois contradictoires.
C'est ce qu'il s'agit de travailler lors des deux exposés. Nous
tenterons, en effet, de déployer les différentes composantes
de cette problématique, pour montrer comment ça marche et
ce qui la fait marcher. Pour montrer, aussi, ce qui fait marcher ses critiques,
certaines de ses critiques au moins.
Si l'évaluation n'a rien d'une position neutre, bienveillante,
désintéressée, si ce n'est pas impunément
qu'elle est mise en uvre, il en va de même pour les rejets
qu'elle convoque. Identifier ces différentes positions, leurs oppositions
et aussi leurs alliances, sera l'objet de l'exposé d'ouverture,
lundi matin.
Le second, mercredi après-midi, dressera un tableau des avancées
et des points qui restent à travailler, et indiquera quelques modalités
d'intervention. Un point retiendra notre attention : de cette neutralité
effectivement impossible faut-il déduire la vanité de toute
analyse objective des pratiques ? Car c'est bien là, en dernière
instance, l'enjeu de l'évaluation, de ses défenseurs et
de ses opposants.
Autrement dit, on évitera de se laisser enfermer dans des débats
qui trop souvent se déroulent en boucle, les mêmes arguments
«pour» et «contre» revenant sans cesse. Nous prônons
un positionnement critique et raisonné. Et puisque dans le champ
social et médico-social il s'agit dorénavant de travailler
sous l'évaluation, je propose également de travailler sur
elle.
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