Saül Karsz
POURQUOI
LE TRAVAIL SOCIAL ?
Définition, figures, clinique


Énigmatique « travail social » : partout le travail est toujours social,mobilise des compétences sociales, fabrique des biens et des services à destination sociale. Quant à ses agents, il s’agit de
travailleurs… sociaux, puisqu’il n’y en a pas d’autres. Mais si tous les travailleurs sont sociaux, certains le seraient-ils plus que
d’autres ?

Définir : construire une définition suffisamment rigoureuse et donc discutable de ce qu’est le travail social, de ce qu’il peut fournir, de ce à quoi il échoue.

Figures : charité, prise en charge et prise en compte sont trois figures majeures de l’intervention sociale ; à la fois spécifiques et
inséparables. Inscrites dans l’histoire, toujours actives au coeur des pratiques concrètes, elles annoncent des futurs possibles.

Clinique : souci du singulier et du concret, productiond’expériences instruites qui à leur tour instruisent les praticiens.
Il s’agit d’inventer une clinique spécifique de l’intervention sociale, et une démarche transdisciplinaire qui convoque les dimensions
psychique, idéologiques, politiques et théoriques.

Travail social : neutralité impossible, objectivité indispensable.
Dans cette dialectique se déploie notre leitmotiv : l’idéologie et l’inconscient font noeud. Cet ouvrage se veut un instrument de ressourcements personnels et professionnels. Aiguillon, surtout, pour ne pas confondre principe de réalité et principe de résignation.

Editions DUNOD -22 €

 

Table des matières

Présentation
I. Peut-on, faut-il définir le travail social ?-
- Peut-on définir ?
- Faut-il définir ?
- Dialectique de la définition.
1. Place socio-historique du travail social.
1.1. Société ou formation économico-sociale ?

1.2. Fausse question, vrai problème.
2. Le travail social est un processus de production.
2.1. Investir une matière première...
2.2. Utiliser des moyens de travail...
2.3. Mobiliser des forces de travail qualifiées...
2.4. Aboutir à un produit.


II. De la charité à la prise en charge, de la prise en charge à la prise en compte.
1. Deux figures stratégiques... et une troisième.
2. Un schéma de travail.
2.1. Paramètres : croyances et savoirs.
2.2. Modalités : dispositifs et contraintes.
2.3. Personnages : statut des intervenants et qualification des populations.

3. A propos de la prise en compte.
4. Conclure, poursuivre...

III.
Une clinique transdisciplinaire de l'intervention sociale.
1. Qu'est-ce donc qu'une clinique ?
1.1. Du côté du dictionnaire.
1.2. Premier principe: l'un par un.
1.3. Second principe : le souci du concret.
1.4. La clinique, toujours psychologique ?
1.5. Colmatages imaginaires.

2. Catégories cliniques.
2.1. Du cas à la situation...
2.2. Du bénéficiaire au destinataire...
2.3. De l'histoire comme contexte à l'histoire comme matière...
2.4. De la prise en charge à la prise en compte...
3. Positions cliniques.
3.1. Théories implicites et théories explicites.
3.2. L'idéologie, ou l'impossible neutralité.
3.3. Pas de clinique sans clinicien.
3.4. Fondement éthique ou positionnement éthique ?
4. Mise en perspective.

 
 
 
 
L'EXCLUSION,
DÉFINIR POUR EN FINIR

L'exclusion, définir pour en finir : les enjeux sont trop graves pour que l'on se contente d'approximations plus ou moins savantes,d'indignations vertueuses quoique excessivement moralisatrices.
Sous l'appellation d'exclusion est en jeu le sort d'un nombre croissant de femmes et d'hommes, d'enfants, de familles, de groupes sociaux - en termes de logement, d'emploi, de santé physique et mentale, d'exercice de la citoyenneté. Sont interrogés l'organisation et le fonctionnement de nos sociétés, leur état présent et le genre d'avenir qui s'y prépare, les conditions, les moyens, le prix de leur prospérité, bref leur bien-fondé. Impossible de traiter de l'exclusion sans mobiliser, de plus en plus explicitement, un vaste ensemble de dimensions économiques, politiques, institutionnelles, juridiques, professionnelles, psychiques...
C'est pourquoi cet ouvrage bat en brèche des dichotomies encore trop fréquentes entre individuel et collectif, théorie et pratique, sens et efficacité, éthique et prise de parti. Pour penser l'exclusion, il faut repenser certaines de nos habitudes de pensée. L'exclusion ne concerne pas seulement ceux que l'on appelle les exclus.
Cet ouvrage se veut aussi un instrument de travail. Chaque contribution fournit un diagnostic particulier quant à ce que l'exclusion veut dire. Tous les auteurs ont accepté la mise en perspective critique de leurs affirmations.
Il s'agit en effet de faire passer l'exclusion du stade d'évidence au statut de question, de catégorie à penser - de catégorie à dépasser.
Condition sine qua non pour des pratiques plus efficientes, pour des politiques plus affirmées dans l'ensemble des problématiques sociales.

Editions DUNOD -21 €

 

Table des matières

PRÉFACE
1. Trois figures de la déliaison par Michel AUTES
Trois figures de l'exclusion
Les politiques publiques : impasses, issues
La déliaison, ou le résistible retour du politique
• Débat
2. Cadrer l'exclusion par Robert CASTEL
Trois remarques sur une notion molle
Formes historiques de l'exclusion
L'exclusion, aujourd'hui
• Débat
3. L'exclusion n'existe pas, je l'ai rencontrée par Monique SASSIER
Une exigence sociale majeure : comprendre
La question de l'identification : l'exemple du logement
Comment s'en sortir et qui sont ceux qui s'en tirent?
Fabriquer la loi - construire du droit
Urgence et exclusion
Des exemples pertinents : les Samu sociaux
Innover, expérimenter
De nouveaux liens entre social et politique
4. De l'exclusion à l'insertion : problématiques et perspectives
par Richard ROCHE
La protection sociale accrochée au statut salarial L'institutionnalisation des acteurs et des dispositifs de l'insertion
La gestion de la file d'attente
Les surnuméraires du travail et les sujets de la sphère de l'insertion
L'insertion : panne et perspectives
• Débat
5. L'exclusion : faux concept, vrai problème par Saul KARSZ
L'exclusion : mise en scène
L'étrange familiarité de l'exclusion • II y a exclusion et exclusion : usage générique et usage spécifique
L'exclusion : mise en cause
Une catégorie polysémique • Une catégorie paradoxale • Une catégorie spéculaire • Une catégorie consensuelle
L'exclusion : mise en structure
Deux présupposés majeurs de la catégorie d'exclusion • Statut de la notion d'exclusion : à propos de la réalité irréelle des exclus • Définir pour en finir
BIBLIOGRAPHIE
INDEX

 
 
 
 

DECONSTRUIRE LE SOCIAL : SEMINAIRE 1


Etonnant statut du social : presque partout présent, il reste cependant particulièrement énigmatique.
Des institutions et des professions le pratiquent, des politiques le gèrent, des disciplines théoriques l'étudient, des colloques multiples l'auscultent, mais
le social demeure excessivement implicite : comme s'il allait de soi... Aussi réel qu'évanescent, aussi concret que mythique.
Aujourd'hui, si on sait intervenir dans le social, on ne sait guère, de fait, sur quoi on intervient.
Or, à ne pas savoir, le risque est fort de faire autre chose que ce qu'on croit ou aimerait faire. Toutes sortes d'impasses, dramatiques parfois, s'y originent.
Définir ce que veut dire social est une tâche prioritaire : théoriquement, professionnellement, personnellement, politiquement, historiquement...

Editions l'harmattan - 15 €

Table des matières

 

I. Présentation
Saül Karsz, "Déconstruire le Social , donc..."
II. Diagnostic du social.
1. Christian Bachmann, "Le Social est-il en panne ?"
2. Discussion
3. Saül Karsz, "La panne est-elle sociale ?"
III. Le social d'entreprise.
1. Marc Launay, "Le Social nous réunit-il ?"
2. Discussion
3. Saül Karsz, "Questions sur le social r'entreprise"
IV. Le social, côté psychanalyse...
1. Pascal Martin, "Quelques pensées caricaturales pour faire avancer l'indécence..."
2.Discussion
3. Saül Karsz, "Du Social à la Psychanalise et vice-versa..."
V. Définir le social ?
1. Robert Castel, "Les deux sens du Social".
2. Discussion
3. Saül Karsz, "Le Social, entre généalogie et histoire"

 
         
     
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