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Saül
Karsz « Aide à domicile et lois du marché » balises partielles pour un débat pas forcément consensuel 1. Repérages... 1.1. La refonte [révolution ?] néolibérale Mutation en cours de lensemble des rapports sociaux, des institutions et des pratiques, réorganisation de la division internationale du travail et de la répartition des biens et des richesses à léchelle mondiale, marchandisation accélérée des ressources et des prestations... Interventions sociales et médico-sociales : sollicitations multiples sur fond de précarisation de masse. 1.2. Y a-t-il des publics spécifiques des services daide à domicile ? Autrement dit : comment jouent l'âge et la maladie chez les publics de ces services ? 1.3. Une question ambiguë : «laide à domicile peut-elle, doit-elle sinscrire dans les lois du marché ?» Sagit-il de choisir, a-t-on encore le choix, ou bien sagit-il de prendre acte dune situation de fait ? Equivoques dune certaine idéalisation du secteur non-marchand ! Déontologie du secteur lucratif ? Et Arche en Ciel ? [son engagement : «ne pas ajouter la précarité à la précarité»]. 1.4. Une option stratégique : subir ou investir ? 2. Pistes pour un (re)positionnement.. . 2.1. A propos des personnels Formation, qualification, salaires, travail théorique, démarche clinique. 2.2. A propos des usagers, des publics Nommer les publics : opération aussi indispensable que foncièrement maladroite : des personnes «en difficulté», «exclues», « handicapée», «fragiles»... Deux notions lourdes : «pathologie» - «symptôme». 2.3. De la prise en charge à la prise en compte... Lensemble des pratiques sociales et médico-sociales se trouvent aujourdhui confrontées à un enjeu majeur, à la fois professionnel, personnel, politique. |
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Saül
Karsz « Lusager au centre..., mais encore ? » balises partielles pour un débat pas forcément consensuel 1. Repérages... 1.1. La place de lusager : question sociale transversale Se pose dans des multiples lieux [hôpitaux, travail social, administrations...]. 1.2. La place de lusager : problématique ancienne, problème nouveau w Fait corps depuis toujours avec le travail social, les institutions et services, les pratiques. Se pose aujourd'hui en des termes nouveaux, et paradoxaux. 1.3. La place de lusager : enjeu structurel des places Sont questionnées les places de lensemble des intervenants, les modalités dintervention, les dispositifs institutionnels... 1.4. La place de lusager : deux traitements typiques En termes daccommodements et réajustements, voire de toilettages, ou bien de mise à plat dun certain nombre de fonctionnements habituels, voire de refondation. 2. Pistes pour une refondation... 2.1. Désigner, catégoriser lusager mobilise des appellations matérielles. «En difficulté», «à problèmes», «exclu», «personne handicapée», «famille déstructurée», «enfant», «fragile»... 2.2. Les usagers sont-ils des sujets ? Cest-à-dire ? Dusage courant dans les établissements et les services, la notion de sujet nécessite cependant dêtre articulée aux enjeux contemporains. 2.3. Les usagers sont-ils pris dans des ZUP ? A propos dun certain renouveau aujourd'hui indispensable des références théoriques et des modalités de travail. 2.4. De la prise en charge à la prise en compte... Lensemble des pratiques sociales et médico-sociales se trouvent aujourdhui confrontées à un enjeu majeur : à la fois professionnel, personnel, politique. |
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Université d'Automne Nantes |
Saül
Karsz «L'intervention sociale : entre neutralité et objectivité» propos partiels pour un débat pas forcément consensuel 1. Repérages... 11. Une question stratégique. Et complexe. 12. Une proposition : faire un pas de côté. 2. A propos de neutralité... 21. Une question équivoque : «faut-il s'engager ?». 22. Neutralité psychique ? a] pourquoi pratiquer telle ou telle profession, avec certaines difficultés et satisfactions ? b] vie professionnelle - vie privée : des limites plus ou moins instables c] logiques conscientes et logiques inconscientes : dettes, blessures, souffrances, joies... 23. Neutralité idéologique ? a] valeurs, normes, idéaux, modèles... b] exemples symptomatiques : l'aide, l'accompagnement. c] la question de la normalisation. 24. Neutralité idéologico-politique ? a] missions et prescriptions institutionnelles, mandat social,... et la manière de s'en acquitter. b] néolibéralisme et psycho-médicalisation des questions [«punir les pauvres», les «ZUP»]. 3. A propos d'objectivité... 31. Pourquoi des gens sont-ils confiés (et-ou se confient-ils) aux intervenants ? 32. Objectivité : non pas un acte, mais un processus en rectification ininterrompue [la connaissance objective reste toujours incomplète, indéfiniment perfectible, et indépendante des opinions et vécus individuels et collectifs). 33. Newton, Marx, Freud..., et la FNSF. 4. Dégagements... 41. Scénario classique : neutralité et objectivité vont de pair. 42. Scénario proposé ici : deux registres spécifiques, avec un seul et unique choix [neutralité psychique et idéologique : impossible ; objectivité : toujours possible]. 43. Non-neutralité ó objectivité : une tension indépassable. |
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Saül
Karsz L'évaluation, une problématique qualitative éléments pour une pensée stratégique Puisque dans le champ social et médico-social, il s'agit dorénavant de travailler sous l'évaluation, je propose de travailler aussi sur elle. Il convient donc de ne pas s'enfermer dans des pseudo-débats qui trop souvent se déroulent en boucle, les mêmes arguments «pour» et «contre» revenant sans cesse. L'évaluation est un symptôme des réagencements et réajustements en cours, à propos des pratiques professionnelles ainsi que des pans entiers des fonctionnements institutionnels. Il s'agit d'une problématique à la fois technique, institutionnelle, théorique, politique. S'y actualise un enjeu majeur : la possibilité d'une connaissance objective des pratiques et des institutions. 1. Repérages. 11. Evaluation au sens générique et évaluation contemporaine. 12. Cheminement proposé : faire un pas de côté, supporter le rôle constructif des concepts de contradiction et de tendances. 2. Une configuration complexe. 21. L'heure de l'évaluation. Processus de laïcisation toujours en cours de l'action sociale et médico-sociale. uvre un projet démocratique : l'évaluation comme possibilité d'un Tiers (qui ne soit pas seulement un étranger) ; rend compte, rendre des comptes, tant des pratiques que des positions de pouvoir ; - contre l'illusion de l'indicible et le culte du vécu, mise en avant des logiques de contrat, objectifs, moyens, coûts. Et rappel du fait qu'interventions et services sont politiquement orientés. 22. Leurre de l'évaluation. Pas d'évaluation sans référentiel. Evaluation contemporaine = une certaine évaluation en vue d'une certaine qualité. Contre le subjectivisme, l'objectivisme et l'idéal de transparence. Pour contrer la «spéculation philosophie», la définition (logique, sens, puissance et limites de l'action sociale et médico-sociale) reste sous-entendue = indiscutable ! Quid de l'évaluation des évaluateurs ? 23. Un exemple symptomatique : «les bonnes pratiques». a) Catégorie parfaitement défendable. b] Inconcevable sans modélisations ni idéaux ! 3. Une évaluation relativement démocratique ? a) L'évaluation des pratiques n'est pas l'évaluation des praticiens, ni celle des dirigeants. b) Les agents d'évaluation peuvent-ils être interpellés ? Rendent-ils des propositions-recommandations, ou bien des sanctions ? c) Est-il possible de mettre les résultats en débat, voire de rectifier les référentiels. d] Place de l'innovation ? |
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Saül
Karsz
«Souffrance psychique, souffrance sociale : c'est-à-dire ?» balises partielles pour un débat pas forcément consensuel Produire des catégories [«exclusion», «échec scolaire», «souffrance psychique», «souffrance sociale»...] vise à mettre en sens le réel et à orienter les pratiques y afférant. Condition sine qua non pour s'orienter, se parler, s'affronter, converger... Mais il reste ceci : le réel n'est nullement épuisé par les catégories qui le désignent, qui à la fois l'épinglent et le ratent. D'où ci-après les guillemets [«souffrance psychique», «souffrance sociale»], afin de ne pas préjuger du réel que ces formulations, que ces constructions entendent désigner. 1.
Repérer... |
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Vendredi 11 mars 2005 Usagers, Familles et Institutions... Vers des partenariats plus démocratiques ? |
Saül
Karsz
Le partenariat peut-il être démocratique ? balises pour un débat pas forcément consensuel Partenariat : «association d'entreprises, d'institutions en vue de mener une action commune» [Petit Robert]. Partenaire : «personne avec laquelle quelqu'un est allié contre d'autres joueurs» [idem]. 1. Deux constatations et une ponctuation... 1.1. Le partenariat (la participation, le travail en réseau...) est à l'ordre du jour : a] tendance dans l'ensemble de la société (des «usagers de...» aux «universités populaires») ; b] tendance dans les pratiques sanitaires et sociales, dont un leitmotiv finalement énigmatique : «l'usager au centre». 1.2. Paradoxe : nécessité impérieuse et multiples embûches des pratiques de partenariat. 1.3. Thème de cet exposé = une question singulière [utilité théorique et pratique d'une démarche dialectique]. 2. Interroger le partenariat... 2.1. Quelles modalités ? a] Partenariat de fait, implicite, et partenariat de droit, explicite. b] Partenariat décrété, proclamé, ou bien partenariat construit, retissé sans cesse. c] Partenariat octroyé et-ou partenariat conquis ? d] La tentation partenariale : idéal panoptique de la prise en charge dite «globale». e] Egalité des partenaires dans le partenariat ? (équivoque de la contractualisation) 2.2. Quels enjeux ? a] Entre décloisonnement des pratiques et des institutions et diffusion capillaire du pouvoir [Michel Foucault] ; b] Entre parcellisation du regard sur les usagers et élargissement des points de vue des intervenants ; c] Entre ressourcement personnel-professionnel et voyeurisme. 2.3. Quelle éthique ? a] Prise en charge / prise en compte ; b] Positionnement des intervenants et remotivation des équipes (position d'expertise, position de maîtrise, position sacrificielle). 3. Le partenariat et la question démocratique... 3.1. Visée idéologique du partenariat : consensuelle, voire + fusionnelle ou dialectique, voire + conflictuelle, non sans quelques méfiances ? 3.2. Travailler en partenariat, travailler le partenariat. Démocratie ou démocratisation ? Stade effectivement atteint, ou bien processus avec des paliers..., sans terminus concevable ? Bordeaux,
le 11 mars 2005 |
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«Entre sécurité et sécuritaire : risques, transgressions, désobéissances» pistes pour un débat Sécurité : état d'esprit confiant et tranquille d'une personne qui se croit à l'abri du danger... Sécuritaire : qui tend à privilégier les problèmes de sécurité publique... [Petit Robert]. 1. Balises... 11. Un succès et son interprétation. 12. Thème de la journée : à la fois récurrent, stratégique, complexe, et aussi contemporain. 13. «La jeunesse n'est qu'un mot» [Pierre Bourdieu]. 14. Proposition de travail : faire un pas de côté. 2. Conditions des interventions sociales et médico-sociales... 21. La politique sociale : a] Ordonnateur objectif des interventions sociales et médico-sociales. b] Aide intéressée aux individus et groupes dits «à problèmes», besoins et demandes solvables... 22. Catégoriser les populations : démarche indispensable et radicalement équivoque [«jeunes en difficulté(s)», «en rupture», «incasables», «à problématique complexe»...]. 23. Une décision radicale : les populations suivies sont-elles prises dans des ZUP ? 3. Un thème résolument contemporain... 31. Statut des risques, transgressions, désobéissances : a] des symptômes exclusifs des adolescents ? b] des symptômes, c'est-à-dire ? c] choix et autonomie dans les prises de risques, transgressions et désobéissances ; d] peut-on désobéir ou transgresser la loi ? e] des termes éminemment polysémiques, surdéterminés. 32. Place contemporaine des risques, transgressions et désobéissances. Pôle sécurité : tendance, tension, compromis... historiques et instables. Pôle sécuritaire : la sécurité faite état, la promesse hygiéniste de normalité garantie. 33. Quelles interventions, aujourd'hui ? Entre «prise en charge» et «prise en compte»... |
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Travail
social et psychanalyse |
Saül
Karsz
«Enjeux et malentendus d'une rencontre indispensable...» balises partielles pour un débat pas forcément consensuel 1. Repérages... 1.1. Travail social et psychanalyse : une rencontre historique. Rencontre à imaginer ou rencontre à inventorier ? Dimensions de la rencontre : clinique, théorique, institutionnelle, financière... Rencontre = à la fois convergence d'intérêts et de points de vue spécifiques et action en retour de cette convergence sur les différents intérêts et points de vue. 1.2. Des appellations ambiguës. Travail social : dispositif d'Etat, modalité de gestion des rapports sociaux, institutions, travailleurs sociaux... Psychanalyse : problématique théorique et clinique, écoles et tendances, institutions, psychanalystes [dont Lacan souligne «qu'ils n'existent pas»]...
2. Enjeux...
3. Malentendus... |